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SAINT-MAMMÈS, LE MARTYR

 

 

 

St Mammès était un martyr de Cappadoce, dont le témoignage de deux Pères de l’Eglise, Saint Basile, évêque de Césarée de Cappadoce (329-379), et Saint Grégoire de Nazianze (vers 330-390), assure l’historicité. Sans donner aucun détail sur la vie de ce martyr du IIIè siècle, ces derniers le citaient en exemple à leurs fidèles. Comme toujours le merveilleux devait suppléer aux silences de l’histoire.

Jeune berger des environs de Césarée, converti au christianisme et persécuté par l’empereur Aurélien en 273-274, Mammès avait été délivré par un ange, transporté sur une montagne voisine où les bêtes sauvages venaient l’écouter prêcher l’Evangile. Arrêté une seconde fois, il fut mis à mort et inhumé près de Césarée. Les nombreux miracles qui se produisirent sur son tombeau étendirent sa popularité tout au long du IVè siècle. Les hagiographes écrivirent sa passion en brodant largement. Le culte du martyr gagna Constantinople (qui accueillit ses restes dans une basilique spécialement construite pour eux), l’Italie du sud, Rome et la Provence. Au VIè siècle, Sainte Radegonde fit venir un doigt du Saint à Poitiers.

A partir du VIIIè siècle, Langres devient le centre du culte de St Mammès. La ville reçut en effet, dans des conditions mal connues mais où la piété populaire vit un phénomène miraculeux, un os de la nuque du martyr. Celui-ci prit alors la place de Saint Jean comme patron de la cathédrale et du diocèse. N’était-ce point une façon de faire pièce au culte de Saint Bénigne, qui s’était développé depuis le VIè siècle ?

 

La possession d’une relique prestigieuse, qui rapprochait presque physiquement les Langrois des terres saintes foulées par les apôtres, ne pouvait que grandir le prestige de leur église.

En 1076, l’évêque Hugues Renard de Bar-sur-Seine, revenant d’un pèlerinage à Jérusalem, obtint de l’empereur de Byzance une nouvelle relique, un bras, dont la figure orna désormais les armes du chapitre. Au lendemain de la quatrième croisade, marquée par le pillage de Constantinople (1204), un croisé rapportera la tête du martyr, devenue désormais le trésor le plus précieux et le plus vénéré de la cathédrale.

 

in Georges Viard, Benoît Decron, Fang-Cheng Wu, LA CATHEDRALE SAINT MAMMESDE LANGRES, Ed. Dominique Guéniot 1994, P. 18

     
     

 

« bas-relief XVIè siècle : la translation des reliques » - Photo F. Touvet

     


« tapisserie XVIè siècle : St Mammès prêchant aux bêtes sauvages »

      
    « Tapisserie du martyre du jeune Mammès » Photo J. Philippot - Région Champagne-Ardennes
     
« reliquaire du chef de St Mammès – Trésor de la Cathédrale »