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Saint Bénigne et le martyr des Jumeaux

 

 

Les 3 jumeaux et leur mère Léonille

Bénigne alla prêcher l’évangile dans les Gaules avec Andoche et Tyrse, après avoir été formé par Polycarpe, disciple de St-Jean.
A Autun, ils furent reçus par Faustus qui leur confia qu’’il avait à Langres une sœur, Léonille, fervente chrétienne, dont les trois petits-fils erraient encore dans la pénombre de l’idolâterie.
C’est ainsi que Saint-Bénigne prit le chemin de Langres.
Il découvrit les jumeaux. Speusippe, Eleusippe et Meleusippe, avant d’être les martyrs connus sous le nom de « Saint Jumeaux », à l’origine du bourg de « Saints-Geosmes », adoraient la déesse Némésis au village actuel de Balesmes.
Léonille réussit à ouvrir leurs cœurs à la grâce de Dieu et la conversion fut rapide.

Alors tous trois se souvinrent d’avoir fait un rêve : le premier était à la mamelle de l’aïeule et buvait sur ses conseils un lait mystérieux qui devait lui procurer des forces pour un combat futur ; le second avait eu la visions d’un trône éblouissant, occupé par un roi plus éblouissant que le soleil et qui lui promit la Palme de la victoire ; le troisième aussi avait vu un monarque tenant plusieurs sceptres, et qui lui avait promis une couronne immortelle, lui assurant : « vous passerez des ténèbres à la lumière et de la mort à la vie ».
Les jumeaux reçurent le baptême et renversèrent la statue de Némésis, avant de détruire  toutes les idoles élevées à Langres.
La nouvelle se transmit rapidement ; le peuple accourut, leva les bras au ciel, se lamenta. On cria au sacrilège et l’on alerta les prêtres.


On saisit les vandales et ils furent traînés devant les juges romains Quadratus, Hermogènes et Palmatus.
Ceux-si essayèrent de  leur faire rejeter leur nouvelle croyance, mais nulle parole ne pouvait ébranler leur foi. Alors ils demandèrent à Léonille de les convaincre et de leur épargner la mort. Elle leur parla et conclut par ses mots : « la couronne vous attend, le combat est court et la gloire éternelle. »
Ils furent liés à un arbre et Quadratus leur demanda où était leur Dieu, ce à quoi Speusippe répondit qu’il était en eux et qu’ils étaient fiers de mourir comme lui sur la croix

Mais Quadratus  en avait décidé autrement ; la mort devait leur être donnée par le feu purificateur.
On dressa donc un gigantesque bûcher ; le peuple était là qui riait, qui grondait, qui bougeait comme une vague. On y attacha les trois frères. La fumée s’étendit doucement, les flammes crépitèrent puis s’élevèrent, dévorèrent les bûches, se déployèrent dans les airs en claquant. Stupéfaction ! les trois hommes ne semblaient nullement atteints par le feu qui se contenta de les délivrer de leurs liens et se mirent à chanter les louanges de Dieu, haranguant la foule ébahie. Ils crièrent qu’ils étaient libres de retourner à la vie, mais qu’ils préféraient rejoindre Dieu et ses troupes d’anges, allèrent s’étendre dans le brasier et quittèrent notre monde.
Leurs corps furent recueillis et déposés dans une crypte au lieu qui s’appelle aujourd’hui Saints-Geosmes. Sur la voie romaine qui mène de Langres à Lyon se trouve un tertre où fut une chapelle, et baptisé le « Martyra ».


 

Satue de la Vierge (église de St-Geosmes)

La légende situe à cet endroit le bûcher des jumeaux. A la fin du XVIè siècle, Pierre Clément rapporta quelques miracles dus aux saints-jumeaux, et raconta la guérison d’un boiteux nommé Odolric, et celle de Beringer, sourd et aveugle… Et les miracles se portèrent surtout sur les aveugles puisqu’une petite fille du nom de Thésèline y recouvra la vue, ainsi que l’enfant d’un mendiant, et une certaine Constance.


«  Vous passerez des ténèbres à la lumière » avait dit le Christ à l’un des jumeaux…
Mais revenons à Langres après le martyre des trois frères. Le greffier qui rédigeait le procès-verbal de l’interrogatoire et qui s’appelait Néon  fut touché par leur attitude, lors du supplice, au point de se donner à Jésus-Christ et d’être pris aussitôt par la foule furieuse qui le tortura et le lapida jusqu’à ce qu’il rendit l’âme. Plusieurs autres personnes furent martyrisées à la suite de cet évènement qui bouleversa la région.
Saint-Bénigne, qui avait évangélisé les Lingons et répandu la foi, descendit ensuite sur Dijon. L’empereur Marc-Aurèle vint à passer par là, et on lui parla de cet homme étrange, de son comportement et de ses nouvelles idées et croyances. On l’arrêta à Epargny. Marc-Aurèle lui proposa d’entrer à son service, ce qui fit sourire  Bénigne qui lui laissa ses honneurs et lui expliqua ostensiblement qu’il préférait servir son Dieu.
Bénigne fut roué de coups, torturé, malmené, avant d’être jeté dans un cachot obscur. Le lendemain, devant son tribunal, Marc-Aurèle imposa qu’on lui fit manger de la viande offerte en sacrifice, mais après un simple signe de croix du saint, la nourriture s’évanouit, les vases se brisèrent, les idoles s’écroulèrent. L’empereur, alors entra dans une telle fureur qu’il imagina le supplice le plus atroce qu’un monstre puisse concevoir.
On creusa une pierre large et lourde, et on y scella les pieds du malheureux avec du plomb fondu, puis des pointes rougies au feu furent enfoncées dans ses doigts. Enfin on le jeta dans un cachot empli de chiens furieux et affamés.
Une semaine plus tard, on ouvrit le cachot, Bénigne était là, bien vivant, délivré de tous ses supplices, et louant le seigneur.
On vint à bout de Saint-Bénigne en lui perçant les flancs à coups de lance et en lui fracassant le crâne avec des pierres.
La légende dit qu’au moment de sa mort, on vit une colombe s’échapper de la prison et gagner le plus haut des nues.
Léonille s’occupa des reliques du saint qui connurent bien des avatars et causèrent bien des miracles.
Elles furent détruites et dispersées par les révolutionnaires de 1789. Le tombeau fut redécouvert vide en 1858, au grand regret de tous les admirateurs du saint.
Populaire dans le sud de notre région, Saint-Bénigne est l’origine des « Saint-Broingt »…

 

 

 

LALLEMAND Yvon
       52 contes et légendes des hameaux de Haute-Marne
D. GUENIOT – Editeur  - 1993  -  282 pages

 

 

 

Saint Bénigne les baptisant