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LES CLOCHES DE LA CATHEDRALE

 

 

A l’origine, la cathédrale possédait quatre clochers ; l’un d’entre eux, en forme de flèche, était couvert de plomb et posé sur le chœur. Un soir de 1562, la foudre tomba sur cette flèche, et, en un instant, une immense pyramide de feu jeta une vive lueur sur toute la ville épouvantée. La foudre avait allumé un incendie qui ne devait s’éteindre qu’après avoir consumé toute la couverture du bâtiment. Les trois autres clochers brûlèrent de même ; les 14 cloches, le plomb qui recouvrait l’édifice, se fondirent, et le métal, s’échappant des gargouilles « en ruisseaux brûlants, rendait tout secours impossible »(Migneret). Nous manquons de détails sur le remplacement de ces cloches, mais nous savons qu’à la Révolution les cloches de la cathédrale furent brisées et envoyées dans une fonderie de canons. L’extrait d’un inventaire en date du 7 Frimaire et du 16 Ventôse an 2, conservé aux archives de Chaumont nous dit que : « du district de Langres, furent envoyées à Paris et à Metz, 142 cloches pesant ensemble 106 208 livres, plus 99 cloches envoyées à Besançon, pesant 60 492 livres. » Celles de Langres-Cathédrale étaient évidemment du nombre.

 

Deux cloches nouvelles furent commandées en 1810 et fondues sur place par l’équipe Mutel-Varinot-Gousset. La première donne le Ré et pèse 1320 kilos. Elle eut pour parrain Joseph-Claude DREVON et pour marraine Marie LEGROS, épouse HUMBLOT, adjoint au maire de Langres.

 

La deuxième donne le Mi bémol et pèse 1050 kilos. Son parrain fut Guillaume GUYOT, maire de Langres et sa marraine Marguerite RENARD, épouse FAITOUT, adjoint. On l’appelait « la Jerphanion », du nom du préfet de l’époque.

 

Une troisième vint compléter cette sonnerie insuffisante le 15 septembre 1833. Elle sortait des ateliers Gousset-Barret, fondeurs de Breuvannes. Elle donne le Do et pèse 1900 kilos. Elle fut baptisée par son parrain Mgr MATHIEU, évêque de Langres, le 15 octobre 1833.

 

Un mot d’histoire locale s’impose avant de parler de la quatrième. A la fin du XVIème siècle, la ville de Langres avait fait fondre une cloche d’alarme. Après le rétablissement du culte cette cloche que sa destination « civile » avait préservée de la Révolution, avait été installée dans la tour Sud et elle servait à annoncer les fêtes de toute nature et à donner l’alarme en cas d’incendie. Mais en 1828, cette cloche vénérable ayant été brisée, la municipalité langroise la fit refondre, tout en la refusant à l’usage du culte. Elle pesait 2300 kilos. Elle fut hissée par ses soins au sommet de la tour et placée dans la « guette-lanterne » avec « la consigne » de ne sonner que le tocsin !

Mais en 1868, cette cloche de 40 ans accusa des fêlures qui la rendaient impropre à toute sonnerie. C’est alors que le conseil municipal, d’un geste élégant l’offrit à M. le Curé de la cathédrale pour les besoins du culte ! Mais, pour lui rendre ses moyens et l’harmoniser avec ses compagnes, il fallut la refondre et l’augmenter de volume. Ce travail fut confié à des fondeurs d’Arbot : MM. Petitfour et Richebourg. On l’appela « le gros bourdon ». Il pèse 2830 kilos et donne le Si bémol. On lui donna le nom de Jean et il eut pour parrain Mgr GUERRIN et pour marraine Mme DELECEY de CHANGEY. Son installation eut lieu en octobre 1868. La dépense s’éleva à 5000 francs.

La cinquième fut commandée aux mêmes fondeurs et livrée à la même époque que la précédente. Elle donne le Fa et pèse 710 kilos. Elle coûta 2840 francs, somme payée par la Fabrique de la cathédrale. Son parrain fut Henri de CONFEVRON, maire de Langres, et sa marraine, dame GUYOT de Saint-Michel. Elle reçut le nom de Didier, patron du diocèse.

 

in Roger TURLURE, Un demi-siècle au pays de Langres

ancien curé-archiprêtre de la cathédrale

Ed Dominique GUENIOT, 1976